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DJELIMADY TOUNKARA
Out June 2007. Compilation of rare tracks. Malian dance music of the 70's. exist in CD and LP. More titles on CD.

Vers 1978-79, l’orchestre RAIL BAND quitte Bamako, capitale du Mali, et part pour Abidjan, République de Côte d’Ivoire, Afrique de l’Ouest. Leur manager d’alors, le Burkinabé Mady Sanfo, vise juste, puisque c’est à Abidjan que Mory Kanté (jusqu’alors chanteur leader du Rail Band après le départ de Salif Keita en 1972 ), Cheikh Tidiane Seck (piano et orgue), Tidiani Koné (saxophone/trompette), et Djelimady Tounkara (guitariste leader) donnent un tournant nouveau à leur carrière artistique en même temps qu’ils posent les bases d’un renouvellement du Rail Band.



Allo Bamako



Les musiques populaires maliennes jouissent déjà d’une forte popularité en Afrique de l’Ouest, et, dans une moindre mesure, en Europe. Par sa politique culturelle, le gouvernement malien est engagé, depuis l’indépendance du pays, dans une valorisation des expressions culturelles locales et la tentative de définition d’une identité nationale solide. Les orchestres régionaux des grandes villes de province (Kayes, Mopti, Gao, Sikasso…), et de Bamako, reçoivent des subventions gouvernementales. Des biennales culturelles sont officiellement organisées à plusieurs reprises, dès la fin des années 1960 et jusqu’au début des années 1970. Ces évènements rappellent aux populations du pays et aux étrangers venus y assister la diversité et l’unité d’un pays en pleine réaffirmation après la colonisation. L’Etat malien fait également rayonner les musiques maliennes au-delà des frontières, où la réception est peut être favorisée par le fait qu’une large partie de l’Afrique de l’Ouest a vécu sous domination d’un empire malien pluriséculaire. Plus récemment, une émigration importante vers la Côte d’Ivoire et le Sénégal a conduit à l’établissement durable de larges groupes de population maliens dans des terres d’accueil.

Entretenant la nostalgie du pays, les migrants maliens d’Abidjan assistent en masse aux concerts du Rail Band venu en tournée en Côte d’Ivoire en 1978, et renouent ainsi avec le plus célèbre des orchestres de musique moderne malienne. Bamako n’est plus si loin malgré les milliers de kilomètres qui la séparent de la capitale économique ivoirienne.



Abidjan : plaque tournante du showbiz africain



Jusqu’à l’effondrement du cours international du cacao au début des années 1980, et au développement d’une industrie musicale africaine puissante à Paris, Abidjan est « the place to be » pour tout artiste d’Afrique francophone et une minorité d’anglophones désirant être reconnus comme stars des musiques populaires africaines. La liste des artistes passés par Abidjan pour mieux conquérir le reste du monde est longue : Salif Keita, Kanté Manfila, Mory Kanté, Laba Sosseh, Djelimady Tounkara, Sam Mangwana et dans une moindre mesure Youssou N’Dour, Tabu Ley Rochereau, Djelimoussa Diawara…Pour tous ces artistes, le passage par la scène abidjanaise représente une étape incontournable, une sorte de consécration sur le continent africain. Les opportunités de travail sont telles qu’Abidjan attire également de nombreux instrumentistes moins connus du grand public, comme le saxophoniste nigerian Dexter Johnson, le guitariste gambien Francis Kingsley, le guinéen Mamadi Diabaté, mais aussi des congolais, camerounais, maliens, ghanéens, nigerians…Ceux-ci constituent un véritable vivier de « requins de studio » rompus aux exigences particulières de l’enregistrement et du « live », que l’on retrouve sur un nombre important des enregistrements abidjanais.



Marche pied ouvrant la porte à l’Europe et aux Etats-Unis, Abidjan fourmille de producteurs plus ou moins professionnalisés, plus ou moins honnêtes, profitant d’une période propice à l’investissement dans le divertissement. Dans les quartiers commerçants et cosmopolites de Treichville et d’Abobo, une structure internationale du showbiz africain se met en place, notamment autour de producteurs voyageurs qui assurent la liaison régulière avec Paris et New York. Pendant que d’autres, souvent Yoruba, développent le réseau vers le Nigeria, le Bénin, le Ghana.



Ville cosmopolite, la capitale économique et culturelle de Côte d’Ivoire attire en son sein les populations des provinces ivoiriennes et des pays voisins. Parmi eux, un pourcentage important de Dioulas du Nord de Côte d’Ivoire et du sud Mali, de Bambaras, Soninkés, Sarakoulés, Mossi…sensibles aux mélodies jouées par l’orchestre Rail Band.



Lieu de rencontre idéal pour les producteurs, les artistes et leurs publics, c’est à Abidjan que Djelimady Tounkara, qui vient tout juste de prendre la direction de l’orchestre officiel de Bamako, commence une nouvelle carrière.



Djelimady Tounkara et le renouveau du Rail Band



C’est la fin du leadership de Tidiani Koné, qui rejoint alors l’orchestre Poly Rythmo de Cotonou pour plusieurs années. Mory Kanté, le chanteur soliste, trouve des opportunités de carrière solo et enregistre un premier disque sans le Rail Band pour connaître ensuite le succès qu’on lui connaît. Dans ces conditions, Djelimady Tounkara réorganise le Rail Band qui change alors de nom et devient le Super Rail Band international. Avec lui, on trouve son frère Issa Tounkara à la basse, Cheikh Tidiane Seck à l’orgue, Djelimoussa Kouyaté à la guitare accompagnement… Complétés par une formation incertaine (peut être Dexter Johson au saxophone), ils enregistrent leur disque « Affair Social » (plages 2,5,7 et 8) à la Radio Télévision Ivoirienne (RTI) dans des conditions de studio plutôt médiocres, qui montrent les limites techniques réelles dont souffre la capitale du showbiz d’Afrique de l’Ouest.

Très présente sur scène, la nouvelle formation de Djelimady anime les bals de quartier le week-end comme celui du dancing municipal d’Ifossi, les grandes cérémonies de baptême ou de mariage des nombreux Maliens et des Ivoiriens dioulas qui peuplent Abidjan.

Parallèlement, Djelimady Tounkara élabore avec D. Kouyaté et I. Tounkara un projet artistique baptisé Trio Manding du Mali, aux sonorités et à la formation très proches du Rail Band, avec lequel il enregistre un disque. Les conditions d’enregistrements sont bien meilleures qu’à la RTI, les studios OTODI de Lomé, Togo, étant dotés du seul 24 pistes disponible en Afrique de l’ouest francophone. La voix de la chanteuse Sadio Kouyaté (plage 1) et l’orgue (peut être celui du Ghanéen Ernest Honny) dialoguent dans une rencontre inhabituelle entre chant mandingue et piano jazz. C’est de la même session, mais signées Djelimady Tounkara et le Rail Band du Mali cette fois ci, que proviennent les plages 3, 4 et 6. Là aussi, une formation incertaine pour ce qui concerne les cuivres, l’orgue et la batterie. Et un résultat artistique et technique étonnant. Avec toujours cet orgue et ce sax aux accents jazz parfaitement mêlés au jeu malien des voix et de la guitare.

Fin d’une époque, celle du Rail Band des années 1970, ces enregistrements rares dévoilent le talent de celui qui donnera longtemps un second souffle au Rail Band et connaît depuis quelques années une brillante carrière solo. Djelimady Tounkara, tant par son jeu de guitariste soliste, que par son projet du Trio Manding, s’affirme alors comme artiste accompli, et permet au Rail Band d’enregistrer des chansons originales, très à part dans l’ensemble de la production de cet orchestre créé en 1970 et toujours en activité.


Style : Afro Funk / Afro Beat / Afro Jazz Fusion
Format : 33T
Label : oriki music Pressage : ork 002
Année : 2006 Pays : France
Staff : greg villanova (compiled,liner notes),  clam (design),  discograph (distribution)
Cote : A
Note du contributeur : Excellent
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N° Groovecollector Guide : 4145
 
# Artiste Titre  
1 rail band international djiguiya (sékou kanté)
2 rail band international affair social (djelimady tounkara)
3 rail band international marigoundo (sadio kouyaté)
4 rail band international ma awaba
 
Mr Pal "the soulful spirit" in Paris. Dj, Crate digger, Music Collector, Consultant for Music label and for the "Groove Collector" Team. Also Art director from "La Palprod" Agency, Member of the "Big Cheese Records", Organisator with friends of the "Paris Rare Groove Day" Festival and Dj Resident for "Bagogrooves" parties in Paris ! Enter our universe, visit our website, Listen our funky sound, enjoy & have a good trip !!! You wish to call upon our services ... please contact us...
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DJELIMADY TOUNKARA - allo bamako   djelimady tounkara  
allo bamako
Année : 2006
format : 33T
Label : oriki music
Pressage : ork 002 France
 
 
 
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